Shaka Ponk + ALB
MonkAdelic Tour
Le Zénith de Toulouse le 02/02/18
Live report

Ca y est, j’y suis ! Ce soir c’est donc la troisième fois que je vais sauter sur le son puissant comme de la dynamique des Shaka Ponk qui s’arrêtent au Zénith de Toulouse pour présenter leur 5éme album « The Monkeylic Tour ».

 

Live report : Solenne Menuel
Photographie :
Yann Monesma

 

Les premiers afficionados sont arrivés devant les portes du Zénith très tôt pour être placés au plus près de la scène. Une fois rentrée, j’aperçois des masques de gorilles, des crêtes sur des têtes ou des visages peinturés en noir prêts à slamer et pogoter. L’ambiance est bien plantée avec il faut le dire une majorité de gars que de nanas.

 

ALB

 

C’est à 20h50 que le duo ALB apparaît sur cette immense scène. Composé de Clément Daquin et Raphaël Vrielynck, ces deux français nous offrent un étonnant et agréable set électro-pop.

J’ai beaucoup aimé leur style et leur musique. ALB est habitué à la scène car la musique des campagnes TV de la Peugeot 208 et 3008, ce sont eux ! Et ils ont signé pour assurer toutes les premières parties de la tournée des 26 dates des Shaka Ponk.

Allez vite les découvrir avec leur album « Deux »

 

En savoir d’avantage :

http://www.albofficiel.com/

 

 

A 21h50, l’obscurité accompagne sur le backdrop trois énormes gorilles automates qui battent le rythme au son d’une musique assourdissante. Le public est très chaud ce soir. C’est le top départ d’une soirée très attendue qui s’annonce des plus dingues.

 

 

SHAKA PONK

 

Dès les cinq premières minutes j’en prend plein les yeux et les oreilles. Le vijing et la vidéo sont absolument parfaits. L’univers futuriste-morbide des Shaka est plus que jamais présent ce soir.

Leur dernière tournée date de quatre ans. C’était au Bikini, j’y étais, et l’énergie dégagée lors de ce concert aurait pu alimenter en électricité tout le quartier. Ce soir, c’est au Zénith avec plus de 5 000 personnes survoltées, je vous laisse donc imaginer les Kwh engrangés dans la salle !!

Sam et Frah arrivent sur scène, ou plutôt envahissent la scène. Niveau vestimentaire ils ont toujours leur style unique mélangeant steam-punk pour elle et rock-grunge pour lui. On retrouve aussi leurs fameux micros prolongés d’une GoPro.

Les musiciens qui les accompagnent ne sont pas en reste. Je retrouve Steeve torse nu et en kilt. CC et Ion coiffés de crêtes ou de tenues improbables.

Les deux premiers titres « Killing Alleluia » et « On Fire » qui font partie de leur nouvel album « The Evol’ » ( d’ailleurs la pochette de cet album a fait polémique auprès des défenseurs des animaux, allez découvrir la pochette et vous comprendrez pourquoi) démarrent le show de la meilleur des façons. Je suis toujours autant subjuguée par la vidéo qui défile derrière eux.

C’est du pur bonheur technologique. C’est compliqué de décrire deux heures de film d’animation. Surtout au vue des détails et du nombre de tableaux aux thèmes si différents. Je me suis même mise à penser que ça aurait été sympa d’avoir des lunettes à réalité virtuelle pour être plongée dans ces ambiances aux influences de Carot et Jeunet ou de Burton.

Donc pour faire au plus court et au plus important, la mascotte virtuelle Goz est accompagnée de monstres à multiples facettes, de robots, de poulpes, de squelettes, de spectres ou de danseuses à moitié nues au milieu de cathédrale désaffectée, de cimetières effrayants ou de vaisseau spatial abandonné, mais sans oublier la symbolique boudhiste qui est à l’origine du nom du groupe.

Frah est très bavard ce soir et le moment qui va arriver le public l’attendait avec impatience. Il demande à toute la fosse de se diviser en deux, puis descend au milieu comme Moïse qui sépare la Mer Rouge, monte sur un cube et demande tout naturellement au public autour de lui de faire un circle-pit. Et la dernière fois que j’ai vu un circle-pit c’était dans l’ambiance poussiéreuse du Hellfest. C’est ainsi que le charismatique Frah a réussi à faire tourner le Zénith autour de lui comme dans un festival de musique extrème. Je suis certaine que si vous tapez sur Youtube « Shaka Ponk circle-pit » vous pourrez alors vous rendre compte de la folie de ce moment.

Mais il ne remontera pas sur scène tout de suite. Avec Sam, ils vont s’installer le temps de la reprise de Nirvana « Smell Like A Spirit » sur les barrières du haut de la régie son. Évidemment, vous n’imaginez pas quelle fut l’ambiance au niveau du public assis à ce niveau. Sam et Frah nous ont offert un beau moment. Merveille des artistes ou merveille de la chanson, ou les deux, quoiqu’il en soit nous avons tous les yeux rivés à quelques mètres d’eux pour profiter de cet instant unique.

Frah a choisi de revenir sur scène par le même chemin par lequel il est arrivé, alors que Sam a préféré revenir par la façon la plus conventionnelle, c’est à dire par les coulisses du Zénith.

C’est une fois grimpés sur leurs cubes au bord de scène qu’ils continuent le show avec le titre « Bunker » dans une ambiance bleutée-mystique.

C’est donc maintenant qu’ils disparaissent de la scène pour environ une vingtaine de minutes pour laisser leurs copains virtuels prendre le relai. C’est la nouveauté de cette tournée. Une partie du show est réservée aux gorilles et à des musiciens animés. Certes, il y aura la fameuse et habituelle battle de batterie et de guitare entre CC et Goz, mais là je dois avouer que j’ai trouvé le temps un peu long. Personnellement, le virtuel à ses limites. Autant que la vidéo peut accompagner le groupe sur leurs morceaux mais autant les voir disparaître pour écouter une animation virtuelle, c’est assez restrictif. Les Shaka ont fait en plus de Cobain un hommage à deux autres monstres sacrés du rock en reprenant “Let’s dance” de Bowie et “Ace of Spades” de Lemmy.

Enfin, les Shaka Ponk reviennent au complet sur scène sous les hurlements d’un public très demandeur de leur énergie. Et c’est de nouveau reparti pour en prendre plein les tympans quand le son de « Ghung Go » retentit. Cette war dance est fabuleuse. Sam et Frah dansent à l’unisson avec toute une armée de singes qui avancent derrière eux sur le backdrop en groupement de bataille.

Un très court moment pour se préparer au morceau suivant que le public reconnaît très vite dès les premières notes. « Picky » sera chanté par tout le Zénith, avec toujours une animation des plus inattendues : des danseuses de lap-dance s’entortillent sensuellement sur des barres de pool-dance ( ça me fait d’ailleurs penser à une scène du film ” Valerian” de Besson ). Sam enchaîne sans transition par le titre « Palabra Mi Amor » de leur album « The Geeks and the Jerkin’ Socks » pendant que Frah se décide enfin à marcher sur la foule, porté par des mains pour le plus grand bonheur des fans réunis dans la fosse.

C’est après que Frah fasse jumper le public assis que la fin approche. C’est le titre « Rusty Fonky » qui clôt ces deux heures de concert.

La Porte des Etoiles s’est refermée. Le Totem s’est enflammé, et nous, nous ne voulons plus partir.

Les Shaka Ponk m’ont encore ce soir étonnée, mais peut être avec une ou deux limites par rapport à leurs deux dernières tournées. Mais finalement ce n’est pas grand chose par rapport à l’ouragan de plaisir que j’ai pu avoir ce soir.

En gros, quand tu assistes à un concert des Shaka Ponk, c’est comme si tu te trouvais dans une machine à laver en mode essorage pendant plus de deux heures !

 

En savoir d’avantage :

http://www.shakaponk.com/

 

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