SEBASTIEN TELLIER
+ LE COMMON DIAMOND
Au Bikini Le 10/10/2014

Le 10.10.2014, Sébastien Tellier investissait le Bikini avec en première partie Le Common Diamond : 2lives y était et on vous raconte…

Report : Solenne Menuel
Photographie : Yann Monesma

Sebastien Tellier ou le show-man complètement barré. Lorsqu’on va voir un concert de Sebastien Tellier on s’attend à voir de la lumière et du spectacle. On aime bien ce bonhomme perdu dans ses propos mais dont le talent nous transporte très loin dans des pays très imaginaires !

LE COMMON DIAMOND

En savoir d’avantage:
https://www.facebook.com/LeCommonDiamond

Nous commençons la soirée à 20h30 en compagnie des toulousains Common Diamond. Un diamant à facettes clignote au fond de la scène. La décoration est peu convaincante. Ce goupe composé de quatre musiciens nous offre une pop-anglaise peu originale entendue des centaines de fois malgré quelques timides mélanges électro. Les morceaux s’enchainent sans réelles sonorités qui pourraient se démarquer un peu au milieu du grand sac fourre-tout de la pop. Dommage… Aussi, une dernière chose, les gars laissez la lumière allumée sur scène ( entre les fumigènes et l’obscurité ambiante on avait beaucoup de mal à vous distinguer!) !!

 

SEBASTIEN TELLIER

En savoir d’avantage:
https://fr-fr.facebook.com/sebastientellierofficial

Ce soir, nous avons la chance de le voir au Bikini ( la première fois dans cette salle c’était en 2012 pour l’album « My God is Blue »). Il y a environ 500 personnes prêtes à voyager avec lui. Comme vous le savez l’artiste est adepte des concepts, sur chacun de ses albums il y a de nouvelles sonorités, de nouveaux personnages et de nouvelles théories. Il nous présente ce soir une petite partie de son nouvel album « L’Aventura » aux sons de bossa nova brésilienne. Pourquoi le Brésil me direz-vous ? D’après Sébastien Tellier, il a voulu se « réinventer une enfance au Brésil, pays de splendeur et de joie à l’âme éternellement enfantine.” Ce qui est quand même mieux je dois avouer qu’une cité perdue au fond de la Roumanie ! Surtout que cette année le Brésil a été un pays très médiatisé, une influence ?

A 21h40, tel un Jesus-Christ 2.0 ( ou bien un gourou New Age déglingué ? ),  Sébastien Tellier arrive sur scène dans la pénombre avec sa guitare, casquette, sempiternelles lunettes de soleil qu’il ne quittera pas de tout le concert, et une improbable tenue bariolée qui n’a aucun sens d’un point de vue esthétique mais qui n’est pas sans rappeler le plumage d’un perroquet ara ! Le décor de la scène est minimaliste, juste une peinture de la nature brésilienne derrière lui. D’une main il embrasse la foule, de l’autre il tient un cigarillos et commence son show. J’appelle ça un show et non un concert. Pour faire simple, sur les deux heures il a été bavard environ 45 minutes. Il commence par le savoureux titre “ Ma Calypso”, puis enchaine avec “ L’adulte “ et le fameux titre érotico-sulfureux de sa période blue “Cochon Ville”… Dès la fin de celui-ci commence le cercle infini des impropables discussions de plusieurs minutes entre chaque titre. Tout y passe mais sans aucun lien entre les sujets bien sûr : il veut de la vodka à la place de la bière puis s’exclame “ le corps marche comme un serpent”, enchaine avec Stromaé, Beyonce, Jay-Z puis parle de la drogue et de Franck Dubosc… C’est sans compter sur le sujet polémique du racisme qu’il continue la discussion. Ça fait rire le public, content de cette proximité. Sébastien Tellier aime la scène et il le montre.

On ne pouvait pas avoir un concert de Tellier sans avoir le titre qui l’a révélé au grand public lors de l’Eurovision en 2008, « Divine ».  La foule s’agite et se déhanche sur cet hommage fait aux Beach Boys.

Il s’installe au piano, on remarque un joli effet d’ombre qui se dessine autour de sa silhouette grâce aux lumières et aux fumigènes, ce jeu de lumière rend l’émotion encore plus palpaple sur le morceau “L’Amour Naissant”.

Il continue son bavardage avec comme sujet cette fois-ci Dalida, ce qui lui donne l’envie d’entonner a capella le célèbre morceau “Il venait d’avoir 18 ans”.  Une partie du public chante avec lui .  Il est ravi et ça se voit !

Sa voix se robotise soudain pour le titre “ Kilometer”.  Désinvolte, encore et toujours.

Vient ensuite l’hymne à l’amour selon Tellier .  Il s’installe de nouveau au piano pour sa fameuse « La Ritournelle ».  L’ovation est à la hauteur de la performance !

Le gourou revient sur scène pour troix morceaux ( “Sexual Sportswear“, “Ketchup VS Genocide“, “Fingers of Steel“). Le public est ravi et en redemande encore. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Sa voix suave,  son mélange de thématiques amoureuses et sexuelles,  son air de messie poilu de l’espace sont autant d’ingrédients qui m’ont charmés pendant ces deux heures de concert .  Sébastien Tellier est un grand artiste un peu fou mais tellement attachant !
Coté son,  irréprochable : Tous les morceaux sont soignés en puissance et en propreté. Les percussions et la basse sont particulièrement efficaces tandis que ses claviers vous font voyager à chaque note.

Mon seul regret est qu’il n’ait pas interprété d’avantages de titres de son nouvel album aux sonorités si sensuelles.

 

 

 

Encore merci au Bikini pour nous avoir permis d’être présent à ce événement .

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *