Peter Gabriel – “SO LIVE”
FORMATION DE 1987
Zénith de Toulouse – 16/11/2014

Le 16.11.2014, Peter Gabriel investissait le Zénith de Toulouse pour sa tournée revival “So Live“: 2lives y était, on vous raconte…

Report & Photographie : Yann Monesma

Peter Gabriel , a t-on besoin de présenter un tel monsieur ? Au commande de Genesis (fondé en 1967) bien avant Phil Collins (alors batteur du groupe)  qui le remplace en 1975. Son départ du groupe fut le début d’une carrière solo extrêmement florissante puisqu’il sortira une production tous les deux ans en moyenne, et ce jusqu’à aujourd’hui.

 

JENNIE ABRAHAMSON & LINNEA OLSSON

Ces deux jolies musiciennes ont la chance de pouvoir ouvrir les hostilités pour la tournée de Peter Gabriel.
Une prestation aérienne…très aérienne…Si aérienne qu’elles ont été balayées après 20 minutes. Dommage, on aurait bien profité de ces deux très belles voix qu’elles feront vibrer à l’unisson, le tout dans un duo violoncelle / xylophone électronique. On sera ravi de les retrouver quelques minutes plus tard puisqu’elles seront les choristes de Peter Gabriel.

En attendant l’arrivée de ce grand monsieur de 64 ans, parlons un peu de la scène. Si l’on ne compte pas l’écran géant en fond, la scène est totalement ouverte, ne laissant pas d’espace caché. Le tout est sobrement agencé mais rempli d’instruments ( Piano à queue, batterie, clavier, violoncelle, contrebasse, guitares,…).
Côté lumières, des murs de 6 colonnes de 3 énormes spots trônent de chaque côté de la scène.
Au plafond, une sorte d’anneau géant est suspendu juste au milieu de la scène, laissant présager des effets lumineux impressionnant.

 

PETER GABRIEL

En savoir d’avantage:
http://petergabriel.com

 

 

Après une vingtaine de minutes de changement de plateau, Peter Gabriel arrive sur scène.
Il ironise en français en nous donnant le “menu” de ce soir façon carte de restaurant. Il nous annonce donc une soirée en trois parties, une sorte “d’entrée, plat, dessert” . En entrée, des mises en bouche acoustiques, puis dégustation de mets électriques saupoudrés d’électronique, et pour finir, cerise sur le gâteau,  nous pourrons nous délecter avec l’album “So” dans son intégralité.

Souriant il nous présente son bassiste pour un duo clavier / contre basse.
Son timbre de voix légèrement granuleux donne un charme fou à ce morceau “Daddy Long Legs“, qu’il nous annonce ironiquement comme “non terminé”.

Pour “Come Talk to Me” sont présent les deux charmantes choristes, un accordéon, contrebasse, clavier et guitare.
Le rythme de la chanson fait taper des mains tout le zénith dans une liesse communicative.

Pour “Shock the Monkey” les 2 guitares claquent leur rythmique blues/funky avec une efficacité redoutable.
Encore une fois le public frappe des mains et se laisse entraîner lorsque le “Shhhhock” de Peter Gabriel se fait entendre.
S’ensuit le morceau “Family Snapshot“, la contrebasse laisse la place à une Fender Bass électrique.
Au bout de 2 minutes les lumières de la salle s’éteignent, laissant apparaitre dans le contre-jour les silhouettes des musiciens grâce aux projections sur l’écran géant arrière.
Magnifique version où l’on s’aperçoit que sa voix est toujours là et bien là.

Arrive le punchy “Digging in the Dirt“, le public reste encore dans le noir. La scène elle, est quadrillée par de puissants spots motorisés qui se déplacent derrières les musiciens. Effet stroboscopiques garantis.
On ne peut qu’être respectueux face à un tel artiste qui est en continuelle recherche d’originalité, et ce même après plus de 45 ans de carrière.
Effectivement comme annoncé, le show s’est bien “électrisé”.

Quand arrive le mythique “Solsbury Hill“, l’énergie qu’on attendait est là…la salle est littéralement aux anges.

S’ensuit le magnifique “Why Don’t You Show Yourself” tout en douceur. Le violoncelle donne le ton avec Peter et sa choriste au chant.

A 20h40 il entame la 3ème partie de son show pour jouer cet album mémorable qui aura explosé à sa sortie : “So“.
Il commence avec “Red Rain”  qui plonge la scène dans des lights rouge de circonstance et des projections “synthétiques” des musiciens en action façon “matrix” sur l’écran géant en fond de scène.

C’est au tour de l’énormissime “Sledgehammer” de faire vibrer la salle. Rien à dire la voix et l’énergie sont là.
Dans le public les poings sont levés et le refrain scandé, tout le Zénith est en effervescence. Sur scène Peter Gabriel s’amuse avec son guitariste et son bassiste dans quelques petites chorégraphies improvisées.
La basse vient taquiner le bord de scène pour se rapprocher des gens du premier rang.

Juste derrière, il enchaine avec “Don’t Give Up “, que demander de plus ?!
Très beau duo qu’il réalise avec sa choriste dont la limpidité du timbre de voix transporte ce morceau. Elle ne déméritera pas de la version originale chantée en duo avec Kate Bush.
Elle stimulera d’ailleurs tout le public pour qu’il reprenne le “Don’t give up” et ça marche puisque le public applaudira très généreusement la prestation. Le morceau se terminera de facon explosive avec un gigantesque “DON’T GIVE UP” projeté sur l’écran arrière.

Pour “That Voisé Again” on pourra admirer le magistral travail du bassiste.
La scène baigne dans une lumière bicolore entre le rouge du fond et le bleu sur les musiciens.

Enfin on remarque Manu katché qui se lève derrière ses fûts !
Pour le spatial “Mercy Street“, superbe mise en scène pendant laquelle Peter Gabriel se couche sur le sol au centre d’une cible pour chanter. Il se retrouve cerné par la lumière bleue des spots sur bras à rallonge penchés au dessus de lui.

Magnifique travail visuel, offrant une douceur et une poésie qui laisse tout le public dans dans un état contemplatif.

Il enchaine par le très énergique “Big Time” à la rythmique funky à souhait, qui sort le public du doux rêves dans lequel Peter Gabriel les avait plongé juste avant.

Plongé dans une lumière rouge et entouré de fumée, il se remet au clavier pour “We Do What We’re Told” .
Les rampes de spots mobiles envahissent la scène et font comme une armée d’envahisseurs extraterrestres. Ces pieds lumineux mobiles pilotés par des techniciens masqués comme des escrimeur sont du plus bel effet…

Le joli duo de choristes vient sur le devant de la scène pour accompagner Peter Gabriel au tambourin pour “This Is the Picture“.

In Your Eyes” est le dernier morceau avant le rappel. Peter tendra par jeu le micro à son bassiste et on pourra enfin entendre sa voix à la “Barry White”.
Il semble y avoir une grande complicité évidente entre lui et ce musicien.
Sur scène c’est un arc-en-ciel de couleur. Côté public les bras sont tous levés.

Jennie Abrahamson  viendra encore une fois donner de la voix et de la grâce pour ce morceau.
Les sourires et les chorégraphies improvisées de Peter Gabriel montrent qu’il se sent bien ce soir et il transmettra cette liesse au public.

Avant de quitter la scène il présentera à nouveau tous ses musiciens.
Il s’exprimera beaucoup en français pour remercier le monumental travail de tout son staff, sous les applaudissements et les cris du public.

Retour sur scène après quelques courtes petites minutes pour le stroboscopique “The Tower That Ate People” avec son intro instrumentale fracassante.
Au chant, les effets Electro de péter Gabriel donnent un modernisme étonnant.

La “soucoupe” de lumière suspendue prend enfin son importance…elle descendra sur lui et se déploiera en remontant pour laisser suspendre un voilage en spirale du plus bel effet.

Avant d’entamer “Biko“, hommage au leader de l’opposition à l’apartheid, Steve Biko, il parlera longuement sur ces sujets toujours d’actualité que sont la violence et le courage de ces peuples qui se battent pour leur liberté.

C’est donc après 02h20  d’un show visuel et musical très raffiné que Peter Gabriel laisse le public du Zénith les yeux plein d’étoiles. Que de générosité, de simplicité, de recherche scénique, que de présences vocale et quel charisme ! Un seul constat : toutes ces années n’ont en rien altéré l’essence de cet immense artiste. Les 8000 personnes présentes ce soir dans ce Zénith quasi complet, ne s’y sont pas trompées !

 

La setlist de Peter Gabriel au Zénith de Toulouse :

En accoustique :
1/ Daddy Long Legs
(known also as “OBUT”)
2/ Come Talk to Me
3/ Shock the Monkey

Electrique :
4/ Family Snapshot
5/ Digging in the Dirt
6/ Secret World
7/ The Family and the Fishing Net
8/ No Self Control
9/ Solsbury Hill
10/ Why Don’t You Show Yourself

11/ Red Rain
12/ Sledgehammer
13/ Don’t Give Up
14/ That Voice Again
15/ Mercy Street
16/ Big Time
17/ We Do What We’re Told (Milgram’s 37)
18/ This Is the Picture (Excellent Birds)
19/ In Your Eyes

Rappel:
20/ The Tower That Ate People
21/ Biko

 

Clip “SLEDGEHAMMER”:

 

Encore merci à Bleu Citron et au Zénith de Toulouse pour nous avoir permis d’être présent à ce événement .

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2 thoughts on “Peter Gabriel – “SO LIVE”
FORMATION DE 1987
Zénith de Toulouse – 16/11/2014

  1. BIG UP à Peter Gabriel et à TOUT son staff ! Un pur moment de bonheur… !! Que de souvenirs remués…Par contre, le concert a été enregistré ce soir là et je souhaiterais me procurer ce live, alors où puis-je le trouver ? Merci d’avance pour le renseignement et bonnes fêtes de fin d’année à tous !

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