NASSER
+ UNDERGANG + ZEDRINE
Le 05/12/2014 au Metronum

Le 05 12 2014, NASSER était en concert au Metronum avec UNDERGANG et  ZEDRINE pour assurer la première partie : on y était et on vous raconte…

Live report : Solenne Menuel
Photographie
 : Yann Monesma

 

ZEDRINE

 

Zedrine est un artiste toulousain qui depuis 2004, offre son talent. Son arrivée sur la scène du Metronum se fait en toute discrétion. Soudain, j’entends une voix. Une voix, des paroles, du slam. Puis ce spoken-word est accompagné par les sonorités électroniques des machines. Bel assemblage et dosage réussi. Zedrine déroule un set mêlent rap, électro et chansons tout cela lié par une poésie bouleversante et une émotion délicate.

Ses textes parlent d’amour, de mort, de notre société qui bat de l’aile et de Toulouse aussi.J’ai beaucoup aimé et je vous conseille de découvrir cet artiste toulousain à travers ces deux EP « Épopée Floue » et « Le Vent en Face ».

 

En savoir d’avantage:
http://zedrine.wordpress.com/

 

 

UNDERGANG

 

Encore un autre artiste toulousain qui fait son entrée sur scène. Voyant une batterie, des machines et une guitare je m’attendais à voir arriver au moins trois musiciens sur scène, mais à la place je ne voie qu’un seul musicien. Surprenant. Il commence par faire du son avec ses machines, puis chante sur une nappe electro, et soudain il enchaine avec la guitare électrique, puis la pose et se met derrière la batterie. Je viens de découvrir un véritable homme-orchestre ! Je reste scotchée devant l’hyperactivité de cet individu ! Il chante, scratch, sort une multitude de sons ( Dubstep, Drum’n’bass, Rock, Hip-hop..), ne s’arrête jamais et je me dis qu’il va lui manquer des bras !

Ses enchaînements sont puissants et ne laisse aucune minute de répit aux spectateurs. Les corps s’animent, bougent avec tous les sens aux aguets dans une lumière rouge et bleu. J’assiste à un show acrobatique et unique. Undergang c’est la fusion entre un peu de Prodigy, un peu de Archive et un peu de Beasties Boys.Vers la fin du set, il est rejoint sur scène par deux potes, deux musiciens des groupes Naïve et Face B. Un mélange 100% toulousains détonant ! Undergang, c’est un véritable « gang » à lui tout seul !

 

En savoir d’avantage:
http://www.undergang.com/

 

 

 

NASSER

 

Il est 22h50 lorsque les trois membres du groupe d’Electro-Rock marseillais NASSER montent sur scène sous des forts d’applaudissements. Leur look est toujours le même (chemise blanche, cravate ou bretelle), sobre et classe. On aperçoit les six lettres du groupes suspendues, en capitales et en miroirs. La lumière s’éteint d’un coup et des spots rouges s’allument. Je distingue un ensemble d’appareillage électronique au centre de la scène, un peu en retrait. Des machines nous font face, alors qu’un clavier est positionné sur le côté. La batterie a été montée sur la droite et de profil. À gauche, je discerne dans l’obscurité une guitare posée sur un rack et un micro sur pied qui doit se sentir un peu seul pour le moment. Les premières secondes du court instrumental “Enter The Z” commencent à tourner en boucle.

Pour la petite histoire, le nom du groupe provient des initiales de leurs prénoms, soit N, S, R recomposées en NASSER. On a Simon (guitare, clavier), Nico (batterie, chant), et Romain (machines). Nicolas commence par boire au goulot une bouteille de whisky Jack Daniel’s sous les nappes électroniques du titre «  The World is Yours », le coup d’envoi de 1h30 de folles et intenses mixtures électro-instrumentale décapantes est donné! Mais je commence par avoir un peu peur durant les vingt premières minutes du set. En effet, le trio a du mal à trouver son rythme et sa place sur cette scène . C’est un peu mou, le rythme ne décolle pas malgré l’énergie démonstrative de Romain devant ou derrière ses machines. Même de la part du public c’est un peu mollasson. Que se passe-t-il ? Et ce n’est qu’à 23h00 que l’ambiance décolle enfin : de la part du public qui se bouge enfin et de la part de Nasser qui parvient à retrouver ses beats qui fonctionnent à plein régime. Ouf, ma peur s’envole et à la place je me découvre en train de sauter et de danser comme le public qui devient subitement chaud bouillant. On voit même un courageux slameur dans la fosse.

Le trio se donne à fond, tout transpirant. Les trois hommes sont maintenant positionnés en triangle et sont toujours éclairés de lumières rouges. Le public réagit aux premiers mots du morceau “Bronson“, qui ouvre leur nouvel album. Romain et Nico s’avancent chacun leur tour sur le devant de la scène pour faire participer le public en tapant des mains ou en le motivant par des “Toulouse, faites du bruit”. La méthode fonctionne malgré tout. Les spots, cette fois de plusieurs couleurs, continuent leur balayage intensif et les lettres lumineuses clignotent dans les mêmes tons. Le groupe continue son show par les titres “You Are What You Are“, plus électro, puis “I’m A Man et finit par le morceau “The League ” à la ligne électro et au tempo soutenu. Le morceau se termine dans un déluge sonore et visuel, où seul le “NASSER” rougeoyant reste fixe, alors que tout se bouscule. Les musiciens s’approchent un instant, nous remercient les bras levés, Nico sert la fin de sa bouteille de Jack aux verres qui se tendent devant lui, puis ils s’éclipsent rapidement dans les coulisses pendant qu’un son tourne en boucle.
Le premier rappel commence à minuit avec les deux titres “Too Loud/Too Old” et “Marseille And Anywhere“. Ce rappel ne veut pas se terminer. Grosse ambiance pour cette fin de set qui voit une nouvelle fois s’éclipser les musiciens, toujours sur fond de larsens et persistances sonores.Pour le deuxième et dernier rappel à 00h20, on aperçoit le trio dans un épais rideau de fumée blanche de fumigènes. Le titre “RetroSexual” termine enfin ce show.
Ce soir, le groupe était au rendez-vous et nous a servi un set plus que généreux ! Si je vais chercher dans le détail, je pourrais dire que la guitare ne ressortait peut être pas assez et que le son manquait un peu de relief, mais ça ne m’a en rien gâché la soirée. Les trois hommes se sont donnés à fond, dans un show rodé et énergique, où leur formule si efficace mêlant Rock et Electro a chauffée la salle pendant un peu moins d’une heure et demie. Je ne comprends pas pourquoi depuis 2009 ils n’arrivent pas à décoller, dommage.

Donc, pour conclure, j’ai bien profité du son de Nasser pour bouger mon corps dans tous les sens et pour confirmer que ce trio est le meilleur dans son domaine !

 

En savoir d’avantage:
https://www.facebook.com/wearenasser

 

 

 

 

Encore merci au Bikini pour nous avoir permis d’être présent à ce événement

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