Imelda May
+ Steamboat Woody
Au Bikini Le 03/11/2014

Le 03 11 2014, Imelda May était en concert au Bikini avec Steamboat Woody en première partie : on y était et on vous raconte…

Report : Solenne Menuel
Photographie : Yann Monesma

 

STEAMBOAT WOODY

En savoir d’avantage:
https://www.facebook.com/SteamboatWoody

 

 

C’est Steamboat Woody qui assure la première partie. Le chanteur-banjo est tout seul sur scène puis il est rejoint par deux autres musiciens. dont un qui joue un drôle d’instrument ressemblant à une grande râpe à fromage et grattant dessus avec une cuillère, j’apprends par le chanteur que ça s’appelle un washboard. Le début est surprenant mais après quelques minutes ça devient aussi un peu lassant. Nous sommes projetés le temps de trente minutes dans les cajuns du Mississippi ou dans le far-west des Grands Canyons ! Le mélange banjo + washboard + guitare acoustique est un trio surprenant mêlant de la Bluegrass à la Country-Folk. A découvrir.

 

A la pause, je remarque un petit défilé du look des années 50. Les filles sont presque toutes tatouées, portent des «  robes qui tournent » à crinoline pour certaines et très près du corps pour d’autres. Les cheveux sont relevés en chignon tenus par un bandana à nœud. Les chaussures sont à talons compensés et vernis. Les hommes ont aussi joué le jeu en arrivant avec des favoris bien coupés, des chemises en jean ou des pantalons slim. Les rockers tatoués sont aussi présents pour défendre le côté rock «  bad-boys » des années 60. Sur le backdrop très flashy, outre le nom d’IMELDA MAY rouge vif écrit en très grand, on remarque sur un mur en briques tagué de certains titres de son dernier album « Tribal », les traits stylisés du visage de la chanteuse.

 

IMELDA MAY

En savoir d’avantage:
http://imeldamay.co.uk

 

 

A 21h40, Imelda May arrive sur cette scène du Bikini habillée dans une robe rouge moulante ceins d’une large ceinture noire, portant toujours la même petite coque blonde à la Blondie. Dès les premiers sons sortis de sa bouche je suis projetée soixante ans en arrière. Il sont où les John Travolta et Olivia Newton-John ? La reine du rockabilly irradie. Les musiciens sont parfaits avec leur tenue et leur coupe de cheveux très Elvis Presley. Le guitariste me surprend tout au long du concert par sa facilité à changer et jouer de deux instruments si différents tels que la guitare et la trompette. Et que dire du contrebassiste qui nous dévoile toute sa dextérité et sa force à jouer de ce si bel instrument. Imelda May chante avec beaucoup de classe et de talent. Sa voix a une tessiture très spéciale entre une voix de blues et de rock. Ce type de voix féminine, grave, avec un léger voile en fin de souffle. Elle commence par le titre éponyme « Tribal » sorti de son dernier album. Le public est vite conquis par l’énergie de cette tigresse à talon haut. Elle va continuer à chanter avec cette énergie durant deux heures en alternant aussi avec des échanges en anglais avec le public qui essaie de comprendre tant bien que mal ce que leur dit Imelda May de son accent très irlandais. Les éclairages sont bien travaillés avec beaucoup de douceur et de rouge passion.

Le rappel arrive déjà et il sera composé de quatre titres supplémentaires dont les deux premiers sont chantés par Imelda May accompagnée seulement par le contrebassiste au ukulélé. Il y a beaucoup d’émotion dans ces deux interprétations très épurées. Le premier rappel sera une reprise du célèbre titre « Bang Bang » du film Kill Bill ( Quentin Tarentino). La voix d’Imelda May prend toute son ampleur sur ce morceau. Elle chantera même en français sur le titre « Pullin’ The Rug » faisant allusion au début de son apprentissage du français ! Elle terminera par du pur rock garage sur le morceau «  Right Amount Of Wrong ». Au fond de la salle le public danse et joue au Air guitar !

Les dernières notes arrivent, le band sort de scène, les lumières s’allument et on revient doucement en 2014.

Imelda May ne regarde pas dans un rétroviseur mais au contraire elle nous confie de l’ancien « remasterisé » à la sauce des années 2000. Beaucoup de style, beaucoup de talent et non Imelda May n’est pas du tout has-been ! Bravo !

 

 

Encore merci à Bleu Citron et au Bikini pour nous avoir permis d’être présent à ce événement .

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