LES DEFERLANTES SUD DE FRANCE
Jour 04 le 10/07/16
LES INSUS
+ VINTAGE TROUBLE
+ SELAH SUE + MINUIT
+ NAIVE NEW BEATERS
+ DANCERS IN RED + RUBY CUBE
Argelès sur Mer
Live report

Un peu le cœur lourd nous nous avançons vers le site des Déferlantes. C’est le quatrième et dernier jour que nous allons danser, écouter et vibrer sur ce magnifique site et quitter un groupe de photographes et journalistes bien soudés. C’est qu’il s’en passe des choses pendant quatre jours : des émotions, des rires, du plaisir partagés entre tous autour d’un même point commun qui est la musique !

Live Report : Solenne Menuel
Photographie : Yann Monesma

 

Nous nous dirigeons rapidement vers la scène Pression Live pour y retrouver plusieurs groupes Toulousains qui vont mettre le feu !

 

RUBY CUBE

Genre : Pop
Membres : Samson (vocals/synths), Arthur (Drums/vocals), Joseph (guitar/synths) , Eliott (guitar/vocals), Christophe (bass/synths)
Originaire de : Toulouse

 

DANCERS IN RED

Genre : Maximum Rock ‘n’ Roll
Membres : Guitare/chant lead : Mathieu , Basse/choeurs : Marion , Batterie/choeurs : Guillaume
Originaire de : Toulouse

Les Dancers In Red est une compo de 3 jeunes toulousains qui depuis 2009 sillonnent les routes de France jusqu’à aller toquer à la porte de Londres, berceau de toutes leurs influences. La jolie bassiste est pieds nus, secoue sa tête façon headbang où ses longs cheveux font un effet des plus glam-rock ! A l’énergie du rock anglais s’ajoute un son résolument moderne mais avec en fond un son vintage 50’s. Le trio va être complété par une section de cuivres pour le bonheur de nos oreilles. Vers la fin du set on aura même droit au guitariste qui descend de scène pour aller gratter sa guitare parmi le public bien installé sous les pins.
Et comme si ce n’était pas assez, les Dancers In Red vont être les seconds à baptiser une nouveauté dans l’espace presse : ils vont jouer en acoustique assis sur la célèbre bouche rouge devant un parterre de photographes et journalistes bien contents de les shooter de plus près.
Je les ai découverts à Argelès mais je compte bien les découvrir plus en détail à Toulouse.

 

Nous nous dépêchons car à 18h30 les attendus Naive New Beaters vont remuer la scène Mer. C’est la deuxième fois que je les vois, la première était il y a 4 ans au Bikini où ils étaient arrivés avec des bouées gonflables autour d’eau et une île gonflable plantée au milieu de la scène. Les Franco-Californiens de Naive New Beaters sont des bêtes de scène et il me tarde ce soir de découvrir ce qu’ils nous ont réservé.

 

NAIVE NEW BEATERS

Genre : Chalouping Rop
Membres : David Boring, Eurobelix, Martin Luther BB King
Originaire de : Paris / L.A

Ils arrivent sur scène vêtus d’une combinaison blanche bariolées de tâches de peinture rouge. À quelques jours de la sortie de leur nouvel et cinquième album À la Folie, Naive New Beaters vont mettre le feu à Valmy. Le chanteur David Boring, est sérieux ou pas quand il parle. Il enchaine blague sur blague pour le plus grand bonheur du public et presque sans accent anglais ! J’ai été déçue ce soir par leur prestation qui certes était dynamique mais il m’a manqué ce coup de folie qui les caractérise.

 

MINUIT

Membres : Simone Ringer – Joseph Delmas – Klem Aubert – Raoul Chichin – Tanguy Truhé

Malgré le nom du groupe suivant, il n’est que 18h30 lorsque le groupe Minuit rentre sur la scène du Château. Ils sont cinq et c’est la progéniture des Rita Mitsouko qui vont étonnamment nous surprendre. Simone Ringer et le guitariste Raoul Chichin vont se démener avec leurs potes pour faire éclater le son rock et déjà entendu de leur héritage familial. Les ressemblances sont frappantes. On dirait Catherine Ringer et Fred Chichin mais avec au moins trente de moins. Je dessine un sourire car c’est émouvant de les voir s’éclater sur scène comme le faisait jadis leurs talentueux parents. Malgré leur talent, le groupe Minuit n’a pas totalement enflammé les festivaliers présents à ce moment.

 

Ah oui, c’est vrai que j’ai oublié de préciser que dans quelques heures c’est la finale de la Coupe d’Europe avec France/Portugal. Le festival a d’ailleurs organisé un concours du meilleur apparat tricolore. Donc les drapeaux, les visages peinturés, les maillots de foot aux noms de Griezmann notamment affluent et déambulent un peu partout sur le site.
D’ailleurs la « fanzone » spéciale Valmy est déjà bien saturée.
Et c’est sous cette ambiance que je me dirige vers la scène Mer pour admirer la douce et talentueuse Selah Sue.

 

SELAH SUE

Bon, ça commence plutôt mal car 5 minutes après, un problème technique l’empêche de chanter. Plus de son qui sort de son micro, c’est ennuyeux ! Selah Sue sort donc de scène et revient toujours avec le sourire quelques minutes plus tard pour recommencer à chanter. Cette jeune belge est presque une habituée des Déferlantes puisqu’elle est venue la première fois en 2012. Je peux dire que le public est sous le charme de la reine du ragga au vue du tonnerre d’applaudissements et des bras levés quand elle chante. Il est vrai que cette demoiselle a tout pour plaire : une voix des plus délicieuse, un charme fou et un travail de ses chansons aboutis. Elle enflammera le site avec ses plus grands morceaux et aussi on découvrira des nouveaux titres issus de son nouvel album qui est sorti en ce début d’année.

 

Le match a commencé et dans l’espace VIP l’heure n’est plus à la musique mais au foot façon barbecue à la maison entre potes. J’entends un peu de tout sur cette décision d’avoir mis des écrans géants dans le Village et dans le VIP : «  ils n’auraient pas du car le sport n’a rien à faire dans un festival », «  il fallait qu’ils restent chez eux pour regarder le match » ou «  c’est un manque de respect pour les artistes »… Mon avis est mitigé, mais après tout ce ne sont que 90 minutes sur quatre jours de festival et l’évènement est surtout marqué parce que la France joue en finale. Il est certain que j’aurais aussi mal pris cette installation s’il n’y avait pas eu la France à encourager.

Quoiqu’il en soit, des bruits courent depuis la veille comme quoi Les Insus avec en tête Louis Bertignac ne commenceront pas leur concert avant la fin du match. La colère gronde un peu partout. Enfin, dans deux heures on en saura plus.

 

VINTAGE TROUBLE

Genre : rhythm & blues, soul, rock, blues
Membres : Ty Taylor – Vocals, Nalle Colt – Guitar, Rick Barrio Dill – Bass, Richard Danielson – Drums
Originaire de : Los Angeles

Je vois débarquer sur la scène du Château un groupe qui détonne tout d’abord par le look de ses tenues années 50 et par son mimétisme sur scène. Vintage Trouble est un groupe qui va ajouter une touche « old school » à cette journée, avec des sons tout droit venus des années 50/60, Vintage Trouble, formation californienne, a sorti l’an dernier « The Bomb Shelter Sessions », un premier opus très prometteur.
Formé il y a maintenant deux ans, le groupe Vintage Trouble est mené par le chanteur Ty Taylor, chanteur en chorale de gospel pendant des années, son coffre et ses cordes vocales lui permettent les plus folles variations qui à lui seul est un condensé de talent marqué principalement par le répertoire Gospel, une sorte de mélange entre James Brown, Otis Redding et Lenny Kravitz. A ses côtés, Nalle Colt pince les cordes à la guitare, puis Rick Barrio Dill à la basse et Richard Danielson à la batterie.
Leur style ? Un groove étonnant et une soul « vintage », en effet, le groupe utilise du matériel d’enregistrement datant des années 50/60, ce qui donne un coté encore plus caractéristique et personnel. Quelle force, quelle énergie et charisme de la part du chanteur. Il va même jusqu’à slamer au milieu du public et revenir à pied pour convaincre les festivaliers venus applaudir en nombre ce fabuleux showman.

 

LES INSUS

Genre : Rock français
Membres : Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka
Originaire de : Paris

Donc, le match est toujours d’actualité et normalement devait arriver à 22h30 Les Insus sur la scène Mer. Mais à 22h45, le public commence à s’impatienter bruyamment car comme ma sœur Anne on ne voit rien venir !
Mais à la place, on voit débarquer un DJ du nom de Raph Daumas qui essaie tant bien que mal à faire patienter la foule très compacte. Pas très fairplay de la part des ex-téléphone de faire passer le foot avant leur concert prévu devant 7 000 personnes. Les gens râlent et à raison. On entend des sifflements, des « hou hou », et c’est après trente minutes de retard que Les Insus daignent venir faire leur show ( pour rappel le match n’est pas encore fini mais on leur a sans doute un peu souffler le mécontentement du public et l’ambiance qui retombe comme un soufflé parmi les festivaliers ). Donc Les Insus ont signé pour 1h30 pour tous les festivals de cet été. Mon avis c’est qu’au vue des 35 ans d’expérience du groupe c’est bien dommage qu’ils nous octroient « que » ce laps de temps très court.
Quoiqu’il en soit on se régale comme des dingues sur les sons de « Argent trop cher », «  Cendrillon » , « La Bombe Humaine »… Que des classiques, pas de surprises mais c’est un peu ce que l’on attendait. Dans tous les cas, c’est un groupe français de légende qui se donne beaucoup sur scène avec une énergie fabuleuse, des surprises étonnantes. Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac sont très généreux avec leur public, le gratifiant même d’une petite scène d’échange de guitares dos-à-dos qui les fait beaucoup sourire. L’énorme planète gonflable jetée par Aubert dans le public sous un « prenez-en soin de cette Terre » fait oublier à l’unanimité la colère du au retard du groupe. Joli moment de poésie et de fraternalité. Je suis très contente d’avoir pu voir Les Insus qui m’ont fait voyager un court moment dans mon enfance et adolescence.

 

Et c’est la fin. Ces quatre jours ont été intense. On a couru partout, vu beaucoup de monde, entendu beaucoup de sons musicaux différents mais toujours avec beaucoup de joie et d’envie.
Nous quittons ce magnifique parc le cœur lourd mais nous pensons déjà à l’édition de l’année prochaine…

 

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *