CANNIBAL CORPSE
+ REVOCATION + AEON
+ BLOOD AGES + HERESIC SYNOPSIS
Au Bikini Le 27/10/2014

En cet an de grâce 2014 et plus précieusement le 27 de ce mois d’Octobre, SPM nous sert un sacré plateau sous le signe du DEATH METAL avec en tête d’affiche rien de moins que  CANNIBAL CORPSE. Avec des origines allant de Toulouse à Boston en passant par la Suède, quatre autres groupes se produiront pour cette soirée : REVOCATION, AEON, BLOOD AGES et HERESIC SYNOPSIS . Et tout ça dans le sacro-saint BIKINI.
2lives y était et on vous raconte…


Report & Photographie : Yann Monesma

Cette soirée s’annonce brutaaaale et devra commencer tôt pour pouvoir accueillir les 5 groupes. C’est ainsi que les portes ce sont ouvertes à 18h30 et que le premier groupe débutera son set à 19h00 quasi pétante.

Et ce sont les Heresic Synopsis qui auront la lourde tache de faire monter la température.

 

HERESIC SYNOPSIS

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https://fr-fr.facebook.com/pages/Heresic-Synopsis/310610982327135

Genre : Death Metal

Brice : Guitare
Fred : Guitare
Manu : Chant
Alaric : Basse
Yoan : Batterie

Pour présenter brièvement ce groupe fondé il y a un peu plus d’une dizaine d’années, on peu d’ores et déjà  vous dire qu’ils jouent à domicile, du pour cru Toulousain. Cinq ans après la création du groupe sortira un premier EP intitulé « Le Peuple du Vide » en 2008. Le groupe connaitra des changements marquants dans sa formation avec l’arrivée d’un petit nouveau au son et lumière (Vince), qui va structurer et poser l’univers d’Heresic synopsis en live. S’en suivra deux départs importants entre 2010 et 2011, mais la volonté du groupe de ne pas en rester là sera la plus forte puisque un véritable album, aux antipodes de leur première production, devrait voir le jour sous peu.

Les voilà sur scène, et techniquement c’est assez propre avec un guitariste solo qui ne démérite pas et un batteur qui joue propre. Je regrette ce “feu” qui aurait sans nul doute fait bouger un peu plus le public certe là pour cannibal mais qui ne demandait qu’à être stimulé.
Coté chant, Manu est bien présent, investi dans ses expressions faciales et dans ses postures.
On pourra dire que leur set aura été carré et cohérent mais que scéniquement ça aura manqué de cette fougue qui fait bouillir la marmite . Et même si leur dernier morceau monte en puissance, ça restera tout relatif.

Ils auront joué 20 minutes et exécuté 5 titres :
“Delivrance”, “Le don macabre”, “Ar-men”, “Martyr” et “Ellioth III”.

 

 

BLOOD AGES

En savoir d’avantage:
https://fr-fr.facebook.com/BloodAges

Genre : Death Metal

Aniki : Chant
Augustin : Guitare
Pat : Guitare
Yohan : Batterie
Peyo : Basse

Deuxième groupe toulousain de cette soirée,  la classe quand même. C’est la plus jeune formation de la soirée puisque le groupe est né en 2009 . Un premier album voit le jour en 2012 après avoir fait leurs armes en dévorant les scènes pendant deux ans.  Ils s’investiront avec d’autres intervenants de la scène extrême toulousaine, au sein du collectif BRUTAL FROG, fervent défenseur du Death, Trash et du Hardcore dans la région.

On sent une différence avec Hérésic, c’est d’entrée beaucoup plus “punchy”.
Le public ne s’y trompe pas et il est évidement plus présent.
Sans être des bêtes de scène ça se déplace un peu plus côté musiciens et le guitariste de droite nous offrira quelques bons “posing” pour nous photographe.
Toujours pas de slammeurs malgré une hausse du ton notable sur scène. On sent bien qu’ils se réservent pour la suite.
Le bassiste tient bien son rôle et tente de temps en temps de se mettre en avant alors que la guitare à sa gauche est lui beaucoup moins démonstratif .
La sauce prend un peu et ça commence à mieux bouger au premier rang au fur et à mesure que les morceaux s’enchainent.
Avec le dernier, on nous promet de l’énergie mais ça restera à la hauteur du reste de leur set c’est à dire très honorable.
Ils remercieront à de nombreuses reprises les orgas et le Bikini de leur avoir permis de faire parti de ce plateau ce soir et sont littéralement aux anges d’être là.
Jolie performance du batteur qui nous “tricote’ un tempo bien soutenu sans accros.

Pour le moment rien à redire côté qualité sonore c’est parfait, même sur ces deux premières parties toulousaines qui bénéficient d’un son très correct.
J’attendais un morceau comme “Kronos” mais en vain ! Leur set c’est composé des titres suivants :
“Godless sandborn”, “The beast within”, “Dusk”, “Seth”, The crowns collector et enfin “Face the vigrid”.
Ils termineront un peu avant 20h00 (19h57 pour être plus précis).

 

AEON

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https://www.facebook.com/aeon666

Genre : Death Metal

Tommy Dahlström : Chant
Zeb Nilsson : Guitare
Ronnie Björnström : Guitare
Tony Östman : Basse
Emil Wiksten : Batterie

Avec leurs quinze ans d’existence, les suédois d’AEON n’en sont pas à leur première scène partagée avec Cannibal Corpse puisqu’ils ont tourné avec eux en 2006. C’est d’ailleurs à cette période là que commença l’hécatombe coté bassiste ( la basse actuelle étant tenue par Tony Östman, cinquième bassiste depuis le départ Johan Hjelm de la formation d’origine). Autre fait marquant c’est à ce moment là qu’ils signent avec Metal Blade Records. Après leur premier EP en 2001 suivront 4 albums, pratiquement un tous les deux ans, jusqu’au dernier en 2012 avec “Aeons Black”.

Coté changement de plateau ça ne traine pas puisqu’ils commenceront à 20:05.
Ça “headbangue” beaucoup sur scène entre le bassiste et le chant.
Enfin le public est plus présent, ça tend les bras de partout et enfin, ô miracle,  le premier slammeur sur le 4ème morceau.
On sent la Technique au chant chez Tommy Dahlström avec un growl bien modulé…
Le chanteur prêtera le micro à un gars du premier rang pour “jouer à l’école des fans ” mais il reprend relativement vite les rênes au vu de la timide prestation de notre “lauréat” dans le public. Coté batterie on a rien à reprocher, ca pulse.

Je regarde un peu autours de moi et effectivement le Bikini est bien rempli jusqu’en haut. Aux dires des premiers constats on serait un millier ce soir ( bien joué SPM PROD)

On a droit un peu avant la fin de set au protocolaire “Making fucking noise Toulouse !” qui fait son effet deux à trois minutes sur le public, mais qui ne causera pas le séisme attendu.

Un petit Mosh timide à déclarer sur l’avant dernier morceau du set.

On appréciera l’intervention du chanteur de révocation David Davidson, trop brève…

Ils quitteront la scène à 20:40.

 

REVOCATION

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https://www.facebook.com/Revocation

Genre : Death Metal – Thrash Metal

David Davidson : Guitare / Chant
Dan Gargiulo : Guitare / Chant
Brett Bamberger : Basse / Chant
Phil Dubois : Batterie

Encore des “p’tits” gars de chez Metal Blade Records (ils ont résidé chez “Relapse Records” jusqu’en 2009) directement venu de Boston.
Impossible pour nous de savoir exactement en quelle année ce groupe c’est formé, sur le net on trouve de tout, certains annoncent 2000, d’autres 2004, le facebook du groupe affichant lui l’année 2006…Quoi qu’il en soit Revocation est un groupe avec de l’experience qui compte 6 albums à son actif. Leur tout dernier, sorti cette année : “Deathless”, enregistré chez Planet Z Studios (producteur de Zeus), tape plutôt dans le Trash Metal. Dans ce dernier on ne peut qu’admirer l’aisance du groupe à passer d’un Death Metal utra virulent à un break jazzy.  La virtuosité des deux guitaristes (David Davidson et Dan Gargiulo) est époustouflante, leurs solo arrivant à marier avec brio vitesse d’execution, sentiment et passion.

Voilà un groupe que j’attends de pied ferme après avoir dévoré leur discographie et notamment leur dernier album “Deathless”.

Ils montent sur la scène du Bikini à 20h53 avec toujours ce petit quart d’heure de changement de plateau.
Alors que déjà avec AEON on sentait un début d’effervescence, là le changement est net dans le public, enfin !
On a affaire à un Trash très énergique, avec un chant plus varié et plus clair que les précédents. Chose intéressante, le “meneur” côté guitare est aussi le chanteur David Davidson.
Quelle présence vocale ! Rien à dire, puissance et modulation, tout en assurant avec brio la partie guitare.
Le bassiste n’est pas en reste sur sa 5 cordes.
La sécurité du Bikini n’est toujours pas plus bousculée que ça dans ses interventions.

Il demande un circle qui s’exécute immédiatement. Enfin ça bouge !  Je suis surpris de voir pratiquement une majorité de fille…m’enfin quand même, c’est Cannibal Corpse !
Ça joue variés, vite, précis et lourd.

Quelques notes en taping de la basse nous offre quelques sonorités quasi électroniques.

Avec l’annonce de l’avant dernier morceau “Madness opus” retentit encore un “Make some noise !”. Ce morceau je l’attendais, le voilà… Je vais pas regretter cette version live car il en est même bonifié : bien puissant, bien lourd, avec un batteur fortement mis à contribution.

J’attendais aussi ces breaks si caractéristiques de leur jeu et ils sont enfin là.
C’est aussi ça qu’on aime chez Revocation : la richesse de leur composition.
Le chanteur arbore une décontraction agréable tout en brillant d’efficacité dans son job au vocal comme à la 6 cordes.
Encore un circle demandé et celui la sera à la hauteur de l’attente…Sur le dernier morceau aux sonorités parfois plus heavy sur fond de taping, on reconnaît quelques notes du générique des Simpsons.
Ils sont très pros et donnent beaucoup ce soir, en faisant une bonne démonstration de l’étendue de leur registre.
Ils resteront proches du public par leurs attitudes, on remarquera même le bassiste tendre sa basse pour la faire effleurer par ceux du premier rang.
Ils sortiront de scène à 21h35.
Au final presque 40 minutes de set menées de main de maître. Que regretter ? peut être certains morceaux du dernier album  qui n’auront pas été joué comme “United in Helotry” ou “Apex”.

 

 

CANNIBAL CORPSE

En savoir d’avantage:
http://cannibalcorpse.net/

Genre : Death Metal, Brutal Death Metal

George “Corpsegrinder” Fisher : Chant
Alex Webster : Basse
Paul Mazurkiewicz : Batterie
Pat O’Brien : Guitare
Rob Barrett : Guitare

Prolifique, ça oui !  Treize albums (sans compter les démos, albums live,  compilations et autre rééditions) pour ce groupe qu’on ne présente plus tant il a défrayé ou devrais-je dire “effrayé” tout ce qui pouvait se faire en terme de chroniques. Cette volonté de choquer le groupe la poursuivra jusqu’à aujourd’hui et ce depuis leur début avec leur “Eaten Back to life” sorti en 1990 ( après avoir signé chez Metal Blade Records), soit deux ans après sa fondation. Les 11 titres de cet album de 36 petites minutes cumuleront pratiquement tout ce qui peut se faire en terme de morbide, de dégoulinant, de souillant, …Bref, l’odeur de la décomposition émanera de chaque morceaux.

C’est en 1996 que débarque au chant le charismatique George “Corpsegrinder” Fisher réputé pour son growl, ses mensurations cervicales atypiques, et sa pratique du headbang virulent.

Alors que c’est -il passé ce soir là ?

A la suite d’un changement de plateau qui semble ne plus finir (une bonne trentaine de minutes d’attente), c’est à 22h05 qu’arrive sur les planches notre “Agride du Death” j’ai nommé : George Fisher.
Comme à son habitude en guise de “Bonsoir messieurs, dames, content que vous soyez là ce soir” il nous gratifie de son headbang à rotation perpétuel multi vitaminé dont lui seul a le secret et ce dés les premières secondes.
Premier growl, et quel growl mes aïeux… On est rassuré la voix est la, que dis-je : SA voix, celle directement venue de la présipauté du  “Growl Land”… Il ne quittera quasiment jamais sa place au centre,  son pied sur le  retour… Le début reste assez impersonnel puisqu’il enchaine les titres en donnant juste le nom des morceaux, mais le public ne semble pas lui en tenir rigueur. Pour avoir visionné quelques lives on le sait un peu plus bavard et ça devrait pas tarder à se démontrer.
En regardant les doigts du guitariste sur sa droite je m’aperçois bien que niveau tempo on est en altitude.  La main gauche ne s’arrête jamais  avec une vitesse qui laisse rêveur…
A l’étage, les gens sont calme, très calme même, accoudés sur la barrière. En bas, on dira que l’ambiance est vraiment au rendez-vous avec des circles et des slams qui commencent à bien stimuler la sécurité du Bikini plutôt épargnée jusque-là.

Enfin il parle un peu et fait tendre les bras au publics. Quel rythme, quelle puissance !
“Corpsegrinder” est en headbang permanent, c’est impressionnant, on comprend comment il a façonné son tour de cou qui n’est pas sans rappeler celui de “Ken le survivant”.
La scène est agréablement éclairée dans des mélanges de teintes roses / rouge / jaune sur fond de backdrop bleu.

Il esquisse un sourire et semble ravi de l’énergie que déploie son public.
Quelques pintes vides sont jetées sur la scène par quelques disciples en guise de remerciements car la prestation semble réellement à la hauteur de leurs attentes..
Pendant les photos j’étais en face de cette masse impressionnante qu’est George Fisher, et “wow” sa calme ! En parlant de WOW donc (désolé cette transition n’était pas du tout préméditée, je vous promet que non), on remarquera le fameux tatouage rouge de la horde sur son avant bras droit.

Je m’attarde sur les gens du premier rang, littéralement hypnotisés par ce que dégage George Fisher.
Les slams se multiplient alors que le tempo des morceaux s’accélèrent dans d’interminables soli extrêmement bien exécutés.

Il demande au premier rang de “headbanguer” un Max et comme toute confrérie qui obéit à son maître
ça s’exécute en agrémentant le tout de moshs démentiels et de circles capables de raviner le sol du Bikini.
A chaque fin de morceau tous les bras sont levés pour remercier cette icône du brutal Death qu’est George Fisher.

Pour “A Skull Full of Maggots” ça passe au vert / bleu côté light, et ça slamme de plus belle.

Il annonce le dernier morceau et demande à ce que tout le monde viennent slammer pour le très attendu “Hammer Smashed Face” et là la salle est en ébullition!

Pas de surprise donc puisque le set a été respecté à la lettre comme ces précédentes dates.
Il salue son public les bras écartés en l’agrémentant d’un ultime crachât sur le sol. Après un “Thank you” jeté au public, il lancera les quelques bouteilles d’eau qu’il lui restait pour réhydrater des fans qui ont beaucoup donnés ce soir.
Il s’acharnera également à vouloir faire voler vers le public un avion en papier trouvé sur la scène, en vain car celui ci reviendra systématiquement vers lui.

Une setlist sans surprise mais équilibrée qui aura pioché intelligemment dans toute leur discographie :

01- Staring Through the Eyes of the Dead
02- Fucked With a Knife
03- Stripped, Raped and Strangled
04- Kill or Become
05- Sadistic Embodiment
06- Icepick Lobotomy
07- Scourge of Iron
08 – Demented Aggression
09 – Evisceration Plague
10 – Dormant Bodies Bursting
11 – Addicted to Vaginal Skin
12 – The Wretched Spawn
13 – Pounded into Dust
14 – I Cum Blood
15 – Disposal of the Body
16 – Make Them Suffer
17 – A Skull Full of Maggots
18 – Hammer Smashed Face
19 – Devoured by Vermin

 

 

SPM aura eu du nez pour cette soirée, puisque la salle affichera 1100 personnes au compteur.

Encore merci à SPM et au Bikini pour nous avoir permis d’être présent à ce événement .

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